L'arche fraternelle





J’ai rêvé d’un frère, protecteur au regard corail,
qui érige des murs de mousses et de brouillard,
contre les spectres froids du grand sérail,
Sa douceur, un baume, un remède au déguéridard.


Un jour dénués d’ombre et de doux repentirs,
Et dans toutes nos joutes claires, un amour pur respire.

Il se fabriquait un spectre fait de jonc et de fard,
pour m’offrir un couronnement, Reine des horizons.
Sa tâche était d’être fort, de m’éviter le cafard
Et d’instiller la joie dans mes jeunes frissons.

« Frère, dans l’ombre effiloché, ce rayon de miel
est comme une invitation pour monter au ciel !

Tu es mon ancre, mon cerf-volant d’azur,
Mon parapluie quand tombent les pleurs filandreux,
Sans toi je serais feuille au vent de l’avant-gout pur,
d’une absence qui griffe aux échos pointilleux. »

Lui reçoit, son cœur battant la chamade,
Un rire rauque et tendre, une douce promenade.

Ce rêve est un monde parfois trop bien bâti,
où les adultes partent, tels des oiseaux de nuit,
Les laisse seuls au seuil, dans le jour ralenti,
Entre un rire saugrenu et un amer ennui.

Ce rêve est une arche plus vraie que nos matins,
Où la fraternité n'attend pas les destins.


La version en chanson par l'IA.


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