Accéder au contenu principal

Articles

Sélection

Le feu

  Le feu, sombre veilleur, immobile et aduste,  Dresse au cœur du matin son halo fulgurant,  Et son souffle ignivome, en silence brûlant,  Éclaire l’horizon d’une clarté robuste. Il règne sans bouger, dans sa trabbée auguste,  Versant sur les rochers un poudroiement ardent,  Et la pierre, en vibrant sous son éclat mordant,  Devient un chœur de braise, immobile et robuste. Mais parfois, dans l’azur, une lueur s’élance :  Un ignicole éclair surgit de sa puissance,  Et l’on croit voir, au loin, palpiter un soleil. Alors le feu, surpris par sa propre lumière,  Se fige en un flamboi, tel un antique réveil,  Et rend au monde entier sa chaleur coutumière.

Derniers articles

Le gel

A la morte saison (+ explications techniques)

L’écho logis envahissant

Poèmes de contrefaçon

Gardienne des girouettes

Une vie par procuration

Contrerime de Cast

Le bruit du silence

Fil blanc

L"amour vrai connait toujours la paix