Mon enfant, j'entends…





Mon enfant, j'entends…
ton cœur qui tambourine,
Dans les profondeurs
de ton corps,
de ton abîme.
Porté par les lueurs féeriques
et la douleur des maux,
Dans ton silence,
ton regard m'offre
un si beau cadeau.

Mon enfant, j'entends…
ton souffle et ton frisson.
Ils vibrent avec passion,
Sur cette surface fragile
où dansent les herbes libres.
Une coccinelle vole
près de toi,
et dans tes bras
se posera,
Comme un signe
de ta grandeur,
comme un hommage
à ton aura.

Mon enfant, j'entends…
ton regard voyager
dans la tempête,
Volant autour
de ce monde
que tu ressens
si grand
et si bête.
Un ours en peluche
 serré dans tes bras,
tu cherches l'écoute,
l'amour,
Et l'espoir qu'un jour,
au pays des éveils,
l'adulte ne sera plus sourd.

Mon enfant, j'entends…
tes pas progresser
sur la poudreuse neige.
Tu as froid,
tu es seul.
Tu marches lentement,
suivant l'étoile bleue.
Une couverture de laine
couvre tes épaules,
un maigre réconfort.
Dans ton combat,
tu ne te plains pas.
Tu m'impressionnes,
tu es très fort.

Mon enfant, j'entends…
tes cris,
ceux que tu hurlais
à l'infini.
J'ai mis du temps,
j'étais enfouie.
Loin de ton corps.
Loin de ta vie.
Il m'a fallu être
une adulte
pour aujourd'hui
reconnaître le bonheur,
Et la chance immense
d'être le berceau
de ton élan,
de ta lueur.



Commentaires

A cœur de blog