Gardienne des girouettes
Sous l’encre de paillette, sur le tapis d’aubriète,
la brune silhouette, veille la vieille chouette,
gardienne des girouettes.
Messagère des cieux, sous l’arbre silencieux,
nyctalope suie aux yeux, guide du merveilleux,
cimetière d’aïeux.
Dans l’ombre d’ébène glisse, sans un bruit elle s’immisce,
au creux des interstices, ailes déployées lisses,
songes anciens et vices.
Plumes douces d’aimant, comme un souffle de vent,
porteuse d’âme errant, celle du firmament,
un cri perce le temps.
Dans cette nuit
profonde, elle danse en une ronde,
tissant les liens des mondes, d’un fil d’or de faconde,
désuète et féconde.
Version musicale :



Merci pour ce superbe poème. Continues
RépondreSupprimer