Sonnet d'automne
Le sonnet classique, tel qu'enseigné à l'école et que l'IA raffole (si si je vous promets). J'ai tenté de le faire, sans lui demander de l'écrire, j'ai joué le jeu, non seulement par défi, mais aussi pour me prouver que j'en étais capable.
Tout au long de l'écriture, je me suis surtout concentrée sur le respect des rimes, des syllabes, des plans pour une bonne exécution du poème, et tout ceci m'a privée ni plus ni moins de ma créativité. Ces obligations de respect des règles m'ont conduit à sortir des mots, des métaphores qui sont connus et maintes fois utiliser, parce que je n'avais plus d'énergie pour aller plus loin.
Si on veut respecter les règles, le compte des syllabes va nous obliger à opter pour des mots moins généreux, moins originaux et surtout à rester dans la description et le convenu.
Je ne vous cacherai pas, que même si ce poème est réussi techniquement, qu'il répond au "beau" de la poésie, il m'a laissé sur ma faim, il m'a frustré et privé de mes libertés. Je préfère de loin, me livrer à mes exercices préférés comme je l'ai déjà fait sur ce même sujet : "Ruisseau d'automne".
Et vous, lequel préférez-vous ?
Sonnet d’Automne
Le vent virevolte entre les bois dormants,
Le soleil veut percer la brume grise,
Le temps s’égraine lentement sur la bise,
Le matin apparaît dans un linceul blanc.
La lumière tamise et baigne les feuillages,
De l’or irisé, au sang des arbres mourants,
Dans la terre noire, les champignons s’éveillent,
Offrant aux animaux des trésors odorants.
La feuille d’automne rejoint mon vieux herbier,
Pour témoigner des vieilles années d’écolier,
Doux souvenirs de la rentrée des classes.
Mes yeux se noient dans ce souvenir lointain,
L’automne dans mon corps aussi n’est pas si loin,
Un jour viendra où je laisserai ma place.



Commentaires
Enregistrer un commentaire